En effet, la fermeture de la boutique de Sotteville, comme celle de Saint-Sever ou du Havre est annoncée pour le 31 décembre 2014. Ce serait un recul du service public du transport ferroviaire puisque les usagers, désormais considérés comme des clients, devraient aller à la gare de Rouen pour acheter un billet ou avoir simplement un renseignement. Il est vrai qu’ils pourraient aussi faire la même chose par internet, sauf que chacun le sait ici, tout le monde n’a pas accès à internet, et notamment les personnes âgées qui ne sont pas celles qui voyagent le moins.

Vous aviez annoncé en décembre 2013, il y a un an, que comme Député, vous aviez fait votre travail en rencontrant le Directeur régional et que grâce à vous, la boutique était sauvée…

Il est vrai que cela était avant les municipales.

Vous vous étiez appuyé sur un courrier d’octobre 2013, signé du Directeur régional, Roland Bonnepart, qui précisait « qu’à ce jour, la SNCF n’a pas pris la décision de fermer les boutique de Sotteville et de Saint Sever ».

Nous regrettons également que, comme députée, vous ayez voté la « loi portant réforme ferroviaire » le 24 juin. Cette loi porte en elle les conditions de la situation dégradée que nous connaissons aujourd’hui.

Et ce ne sont pas les dernières infos concernant la réduction annoncée de la moitié des effectifs du service dédié au transport des marchandises qui va arranger les choses. Nous y voyons une preuve supplémentaire de la casse orchestrée du Fret ferroviaire et donc du triage de Sotteville, avec les conséquences que cela aura inévitablement sur l’environnement, pollution, émission de Gaz à Effet de Serre et réchauffement climatique.

Déjà il y a un an, la fermeture de la boutique de Sotteville, comme celle de Rouen, étaient programmée. Ce n’est que grâce à l’action des cheminots avec leurs syndicats, du comité de défense du triage et plus largement de la Convergence Nationale Rail, des élus, notamment le Sénateur et les conseillers généraux communistes, sans oublier les élus municipaux de l’époque, que, ensemble, nous avons pu faire reculer la SNCF quant à cette décision de fermeture.

Aussi, aujourd’hui, nous prenons acte de l’intervention que vous avez faite en début de séance et nous ne manquerons pas de vous interroger sur l’évolution de ce dossier.