Un parallèle a été fait avec La Poste, entreprise qui a été ouverte à la concurrence puis privatisée sous forme de SA.

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Reprenant ces éléments, Hubert Wulfranc a rappelé le mépris dont sont victimes les forces progressistes au Parlement, tout en instant que c’est sur le terrain que tout se joue. La dette, inférieure à un an de fraude fiscale, est due à des décisions de l’Etat, des gouvernements précédents, et ce n’est en aucun cas le statut des cheminots qui en est la cause, comme il n’est pas non plus la cause du mauvais état des infrastructures. Le gouvernement refuse, pour l’instant, de dire comment il compte régler la dette, mais les contribuables seront vraisemblablement mis à contribution. Face à cela, les parlementaires communistes, qui s’opposent aux orientations gouvernementales libérales, proposent de nouvelles recettes, notamment auprès des compagnies privées d’autoroutes ou d’un rééquilibrage de taxe existantes, comme la TICPE, au profit du rail. Soutenir les cheminots doit se faire en impulsant les luttes partout où le pouvoir, comme les dirigeants des entreprises, ponctionnent les salariés pour augmenter les profits, car comme cela a été rappelé, la SNCF n’appartient pas aux cheminots, mais à la nation tout entière, c’est donc à elle, de défendre ce service public. Dans ce sens, les présents appellent à participer, dans une convergence de luttes aux différentes manifestations qui seront organisées, notamment celle du 19 avril et du 1er Mai.